Sarkozy n’est pas encore élu à la fonction suprême de l’Etat, voilà que l’immigration clandestine s’impose comme un fait établi en France. La famille Raba, des Albanais du Kosovo expulsés il y a plus de quatre mois pour séjour irrégulier en France, a regagné clandestinement la région lyonnaise et a été relogée. Protégée par les gauchistes de l'association Réseau éducation sans frontières (RESF), cette famille jouit manifestement de sérieuses protections au plus haut point pour agir ainsi.
Jusef et Shpresa Raba et leurs trois enfants de 7, 4 et 3 ans, avaient été conduits par des membres de la MINUK (mission de l'ONU au Kosovo) à Orahovac d’où ils sont originaires. Officiellement, ils avaient fui la province serbe car le père, Jusef (notre photo), avait assuré avoir refusé l’enrôlement de force dans l'Armée de libération du Kosovo (UCK). Plus vraisemblablement, cette famille serait la cible d’une vengeance s’inscrivant dans l’ancestrale loi du Kanun de la part d’un puissant clan gheg proche de la mafia albanaise, maîtresse d’une grande partie du Kosovo. Ce code sociétal, datant du XVe siècle, est réapparu dans la société albano-kosovare à la faveur de l’occupation de cette province par l’OTAN sous couvert de l’ONU, marquant de fait un retour en arrière de plusieurs siècles dans les règles du quotidien. A l'évidence, à l'époque où les Serbes géraient cette province, les Raba, comme l'immense majorité des Albanais vivant au Kosovo, étaient en totale sécurité et pouvaient y vivre paisiblement.
Des représentants de nombreuses organisations syndicales (CGT, CFDT, UNSA, Sud ...) et des droits-de-l’hommistes (Cimade, LDH, MRAP, ...) ont encouragé ces clandestins albanais à agir contre la loi française. Guy Bedos, l'écrivain d’ultra-gauche Dan Franck, Dominique Voynet (Verts), Jack Lang (PS), Alain Krivine (LCR), et Nicole Borvo (PCF) se sont associés à cette provocation, pour leur propre publicité.
La famille Raba va déposer une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des étrangers et apatrides (OFPRA), ce qui la rendra inexpulsable le temps de la procédure. Richard Moyon, membre de la LCR et porte-parole de RESF, a affirmé que leur retour illustrait « la faillite complète de la politique de Sarkozy », car, selon lui, l'expulsion de la famille Raba à coûté quelque 100 000 euros (avions privés, onze policiers, médecin). Il a parlé de « moyens démentiels mis au service d'une cause injuste ».
Il n’y a désormais aucune raison pour que d’autres familles d’étrangers irréguliers ne fassent pas de même après avoir été expulsées.
Xhafer Shkrelli
SOURCE : http://uniondespatriotes.hautetfort.com