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18.04.2008
18 avril 1963 : ASSASSINAT DE JEAN DE BREM...
Colline Ste-Geneviève, près du Panthéon, le 18 avril 1963, un jeune homme de 27 ans tombe sous les balles de policiers parisiens. Pour lui arracher les secrets qu'il venait d'avaler, ils lui percent la gorge sans plus de façon. La presse ne trouva rien à redire.
Etudiant, Jean de Brem avait milité au mouvement des jeunes indépendants. Après une brillante campagne en Algérie, lieutenant parachutiste, il participe à l'opération de Suez. Démobilisé, il entre en journalisme. Convaincu du déclin de notre civilisation, il rejoint l'OAS-Métro dès sa création. Mais déjà il ne voit d'issue que dans l'union étroite des nations européennes. Plongeant alors sa plume dans la lave de l'histoire du continent blanc, il rédige le "Testament d'un européen". Il y exprime la force du destin qui est le nôtre, dans une épopée grandiose restée inachevée. Telle quelle, cependant, elle témoigne de talent, de ferveur et d'un souffle prometteur.
Proche, par les convictions et la spiritualité, de Jean Bastien-Thiry, Jean de Brem tombe 37 jours après l'exécution de son ami. 37 jours, le temps qui a séparé l'exécution de Brasillach de la mort de Drieu…
Engagé, corps et âme, dans la bataille, il trouve le temps de rendre un dernier hommage à son ami dans un long poème "Fort d'Ivry, à la fraîche" :
(…) Sous la pluie de l'aurore
Ils ont joué aux dés ta tunique bleue d'aviateur
Déchiré ton ruban rouge
Et dispersé tes galons d'argent et d'or au vent de l'histoire.
Et ils ont cru, les déments,
Que ta mémoire piétinée
Ton souvenir effacé par décret,
Se tairait à jamais la voix d'un homme,
Alors que ta mort tranquille
Nous rendait un dernier service…(…)
Voltaire ne notait-il pas que " les Français n'ont pas la tête épique ".
De toute urgence, s'ils souhaitaient d'aventure l'acquérir, il leur faut ouvrir le Testament d'un européen.
Pour moi le trésor du monde, c'est une infante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique. C'est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne. C'est le romancero du Cid ou le visage hugolien de "l'enfant grec". C'est le tombeau des Invalides ou le grand aigle de Schoenbrunn, l'Alcazar de Tolède ou le Colisée de Rome, la Tour de Londres ou celle de Galata, le sang de Budapest ou le quadrige orgueilleux de la porte de Brandebourg, devenu le poste frontière de l'Europe mutilée.
Pour ces pierres, ces aigles et ces croix ; pour la mémoire de l'héroïsme et du génie de nos pères ; pour notre terre menacée d'esclavage et le souvenir d'un plus grand passé, lecteurs, la lutte ne sera jamais vaine. Frêle Geneviève de Paris, patronne de l'Europe, seule contre les hordes de l'Est, tu symbolises notre esprit de résistance.
Et toi, Alexandre, vainqueur blond au visage de dieu, Macédonien aux dix mille fidèles, toi qui conquis le monde oriental avec ta foi et ton épée, debout, dressé contre le Destin et l'Histoire, tu symboliseras peut-être un jour le triomphe de l'Europe Impériale..Jean de Brem,
Testament d'un Européen, 1964.
Un Européen qui donna sa vie pour sauver leur liberté.
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